Ne dites rien à Netanyahu, Sarkozy est un menteur ;-) - par Jean-Patrick Grumberg
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Le Monde n’est pas un journal digne. Mais tout ce qui s’y imprime
n’est pas indigne. Et je me dois de saluer la persévérante Natalie Nougayrède, journaliste au quotidien qui incarne ce que je combats, pour avoir alpagué le menteur
Sarkozy.
« Mardi 18 octobre lors d’un déplacement à Nice, écrit Natalie Nougayrède, Nicolas Sarkozy a déclaré à la
presse : « Le jour de mon élection, j'avais dédié cette élection aux infirmières bulgares retenues par Kadhafi depuis huit ans et demi, à Ingrid Bétancourt qui entamait sa sixième année dans
la jungle et bien sûr à Gilad Shalit. Voilà. Les trois engagements du soir de mon élection sont aujourd'hui tenus, c'est un grand soulagement ». »
Natalie Nougayrède : « Or, le soir du 6 mai 2007, dans son discours de victoire électorale prononcé dans la
salle Gaveau à Paris, le président français n'avait à aucun moment mentionné le jeune soldat franco-israélien détenu depuis 2006 par le Hamas. Il avait bien promis que la France « n’oublierait
pas » les infirmières retenues en Libye, ni Ingrid Bétancourt en Colombie – mais pas un mot sur Gilad Shalit. »
Natalie Nougayrède : « C'est neuf mois plus tard, en février 2008, qu'est intervenue la première mention
publique de Gilad Shalit par Nicolas Sarkozy. Dans un discours prononcé à l'occasion du dîner annuel du Crif, il déclarait : ‘le soldat franco-israélien Gilad Shalit doit être libéré’.
»
Au dernier G20, lors d’une conversation privée avec Barak Obama qui a malencontreusement (?) filtré à la
presse à cause d'un micro resté ouvert, Nicolas Sarkozy a traité le Premier ministre Israélien de menteur : « c’est un menteur, je ne peux pas le supporter ! » a t-il laché à
Obama.
Voilà les paroles d’un fin connaisseur.
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Suite de l'affaire avec la réaction deRichard Prasquier, patron du CRIF, (extraits
de ses déclarations) : « Par éducation, par constitution personnelle, je considère le mensonge comme une faute grave. Je pense donc que la remarque de Nicolas Sarkozy envers Benjamin
Netanyahou est une accusation blessante, et en tant que Juif, s'agissant du Premier Ministre de l'Etat du peuple juif, je me sens moi-même humilié. Je sais que ce sentiment est largement partagé
dans la communauté juive française. Il peut conduire à des comportements aberrants. Je n'en connais pas l'origine, mais j'en imagine les conséquences, car la politique, c'est aussi affaire de
sentiments et de ressentiments entre chefs d'Etat ».
Richard Prasquier : « Il n'est que de rappeler le retournement immédiat de Jacques Chirac en 2005.
Il savait que le régime syrien était couvert de sang. Cela ne l'a pas empêché de cultiver son amitié avec Hafez el Assad puis son fils Bachir, jusqu'au moment où il est apparu que la Syrie était
mêlée à l'assassinat de son ami intime Rafic Hariri: c'est alors, et seulement alors, qu'il a considéré que la Syrie était un état paria. On peut désormais penser que certaines décisions,
difficiles à comprendre et contraires à ce qu'on pensait être les engagements français (ndmg – les palestiniens à l’Unesco) ont été prises par colère contre le Premier Ministre israélien. La
colère est mauvaise conseillère. Le ressentiment est un risque très humain contre un ami qu'on n'a pas pu influencer comme on l'espérait. Les plus grandes animosités guettent les plus
proches » (Fin des extraits de la déclaration de Richard Prasquier).
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Ne dites rien à Netanyahu, Sarkozy est un menteur ;-) - par Jean-Patrick Grumberg
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