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10 Oct

Mayotte : autrement dit, la France a hérité d’un bâton merdeux et maintenant, il va falloir payer.

Publié par David  - Catégories :  #ACTUALITÉ FRANCE

 

Mayotte est en feu ! – par Jean-Patrick Grumberg

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estrepublicain.fr

Il était urgent de faire de cette colonie un nouveau département de la France?
 
101e département Français depuis mars, Mayotte manifeste dans la rue contre la vie chère. Ils apprennent très vite, les Mahorais.
 
Sauf que ce que tous les médias appellent « mouvement social » ressemble au soulèvement populaire violent d’une ile que la France n’aurait jamais dû coloniser, sous couvert de départementalisation, une ile à 97% islamique, où la polygamie est la règle (officieuse), où seulement 56% de la population parle le français, et où près de 30% de la population n’a ni travail, ni espoir de travailler. 
 
Sauf que le soulèvement est en train de tourner aux émeutes raciales, et que les « mzougous » les hommes blancs, commencent à se terrer, craignant pour leur vie, après que les magasins aient été pillés, de nombreuses voitures brûlées, et les stations service menacées d’incendies.
 
Patricia Morizot, greffière au TGI, témoigne pour le Républicain Lorrain : « Les manifestants jettent de l’essence dans les rues pour enflammer tout ce qui bouge », raconte-t-elle. « Il n’est plus possible de se ravitailler, les commerces sont fermés et les stations-service n’ont plus d’essence. On ne peut même pas accéder à l’aéroport sur Petite-Terre puisque la barge qui nous y amène normalement a été détruite. » 
 
Sauf que si la grogne des habitants est en effet dirigée contre la vie chère, et que le prix du poulet vaut le double qu’à Paris et 30% de plus qu’à la Réunion, c’est aussi parce que Mayotte ne produit rien elle même, que tout est importé, et que son PNB par habitant est presque le tiers de celui de la Réunion, sur laquelle les habitants exigent que les prix soient alignés.
 
Sauf que, déjà en mars dernier, selon un témoignage cité dans le Figaro, la population n’était pas prête à s’intégrer à la France, qu’un lourd ressentiment colonial plombe les relations avec la métropole, qu’il y a « une absence de plus en manifeste de volonté d'intégration » et «Il se passe ici un drame humain que je ne peux pas décrire mais c’est explosif. La départementalisation revient à jeter un os aux lions affamés en leur interdisant d'y toucher. » décrivait, de façon prémonitoire, le témoin cité par le journal.
 
Sauf qu’avant de devenir département français, les prix étaient tout aussi élevés, que la France n’y est pour rien, et qu’il serait bon que les médias rappellent qu’elle ne porte aucune responsabilité dans cette affaire. 
.
Autrement dit, la France a hérité d’un bâton merdeux et maintenant, il va falloir payer.
 
Ben oui payer. 
 
Parce que si les Mahorais ont voté à 97% pour rejoindre la France, c’est parce qu’ils s’attendaient, avec la départementalisation, à une amélioration de leurs conditions de vie, sans aucune intention d’intégration à la France dont ils ne respectent pas la culture, et dont ils sont trop loin pour pouvoir s’approcher.
 
Et que le référendum pour proposer aux Mahorais s’ils voulaient devenir Français était un scandale, car c’est aux payeurs, les métropolitains, qu’il eut fallu demander, si nous étions dans une démocratie respectueuse, s’ils étaient accord pour se serrer la ceinture, et supporter, de leur travail et de leurs impôts, ce nouveau poids mort. 
 
Donc Mayotte est en feu, la gendarmerie, envoyée en renfort depuis La Réunion, est sur place, et la Ministre de l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, a annoncé l’instauration, à partir de janvier 2012, du revenu de solidarité active, à hauteur de 25% du RSA national, et qui ne devait pas être revu avant cinq ans. On connait le courage politique des gouvernements, et l’on s’attend donc à une reculade organisée sous forme d’une augmentation de ces aides. C’est pas grave, on est riche, on va payer.
 
Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Drzz.fr
 

 

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