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16 Aug

Syrie: vers une guerre civile ? - Maklouf Fedida

Publié par David  - Catégories :  #DOSSIERS

 

Syrie: vers une guerre civile ? - Maklouf Fedida

 

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Dans un papier, (Extraits adaptés par mes soins, les liens vers les sources figurent en bas de page) j'ai pu lire, que, Jonathan Spver est convaincu que la répression sanglante de Bachar al Assad, soutenue par ses cohortes alaouites, ne fait qu'attiser le foyer d'une animosité ethnique, et dirige tout droit le pays vers une guerre civil inévitable. 

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Les unités militaires et les milices alaouites sont les dernières cartes, du jeu macabre de Bachar al Assad. Les meurtres perpétrés par vengeance sectaires de Syriens de confession sunnites à Sabiha près d'Homs, récemment, peuvent être le présage de l'ouverture d'un sale chapitre de l'histoire de la Syrie.

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La question clé reste de savoir si les forces de sécurité resteront unis. Des rapports récurant, difficile à vérifier, signalent des désertions en grands nombrent. 

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Pour le moment aucun des deux camps, n'est prêt à des compromis. La violence accrue, pourrait bien être la suite logique des événements.
Assad a resserré les liens et mobilisé le noyau dur de son régime alaouite autour de lui, afin de mener la répression à son terme.
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De sont cotés, Israël, sait, qu'un changement de régime en Syrie, peut lui être défavorable vu que partout dans le monde arabe les pays où ont eu lieu des bouleversements, les nouveaux arrivants remettent en cause les accords signés de "bon voisinage" . L'Égypte, est le cas typique. Le nouveau gouvernement Égyptien, une fois en place, devra prendre en compte le fort désir populaire, qui ne manquera pas d'exiger de leurs nouveaux leaders qu'ils prennent leurs distances avec les États-Unis et Israël.
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La grande majorité des Égyptiens, déjà, exigent que leur gouvernement, se repositionne à reculons à l'égard de l'État Hébreu, sur les questions économiques et la sécurité. 
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Israël appréhende cette nouvelle ère glaciaire avec son grand voisin Égyptien. En bref, Israël ne peut se permettre d'être optimiste quant à l'issue d'un changement de régime en Syrie. Israël n'est pas seule à redouter la prise de pouvoir par un régime hostile chiites, l'Arabie en fait partie.
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Bien que Israël, condamne fermement, les exactions commises contre le peuple Syrien par Bachar et ses acolytes, déplore les morts civils, néanmoins la perspective de l'arrivée au pouvoir d'un autre voisin menaçant, ne l'enchante guère.
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Il est probable que dans état actuel des choses, Assad va survivre, mais à un coût énorme en vies humaines. 
Par ailleurs, l'Égypte est un pays avec lequel Israël dispose d'un traité de paix. Cela n'a jamais été le cas avec la Syrie. Le calme relatif sur les frontières d'Israël a été, la suite logique et pratique que la Syrie ne peut pas gagner une guerre avec Israël. Ce calcul ne changera pas si Assad est destitué. Les chars syriens auraient bien du mal à combattre l'armée israélienne, ces chars si efficaces contre des civils désarmés, ne feront guère le poids dans une lutte contre les divisions de Tsahal.
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Du coté d'Ankara, on a soigneusement pesé les avantages de devenir l'instigateur du changement de régime à Damas et semble être arrivé à la conclusion que les dangers pour sa propre intégrité territoriale l'emportent de loin sur toute géopolitique de Washington avantages et promesses. Autrement dit, il ne convient pas à la Turquie d'être vu tenant la main d'Israël en ce moment. Ainsi, les espoirs israéliens de sortir de l'isolement régional en réinventant un axe avec la Turquie se dissipent.
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Aussi, la séquence des événements déclenchés par le meurtre horrible de trois familles d'une tribu, par des extrémistes salafistes dans la ville d'Homs à proximité de la frontière turque, témoigne des graves conséquences et du déraillement du mouvement pour la démocratie en Syrie, où Ankara a largement eu son mot à dire.
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De son coté, Ankara peut sentir que les extrémistes salafistes, beaucoup d'entre eux sont affiliés à la mouvance d'Al-Qaida et vétérans aguerris de la guerre en Irak, ont infiltré les manifestations.
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Ankara achève la rhétorique anti-syrienne et a progressivement renoué avec son ancien credo, à savoir: "zéro problème" avec les voisins difficiles.
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L'ironie est qu'Ankara est également obligé de raviver ses relations avec l'Iran pour lancer une offensive militaire concertée contre la guérilla kurde dans le nord de l'Irak après l'assassinat de 13 soldats turcs le 14 juillet dans la province de Diyarbakir en Turquie orientale.
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Dans un coup de maître avec un timing impeccable, l'armée iranienne a commencé ses opérations le 16 juillet contre les rebelles kurdes dans les montagnes de Kandil dans le nord de l'Irak. Dans un mouvement parallèle, l'armée turque a également commencé, depuis, une opération dans le territoire irakien bordant la province d'Hakkari en Turquie orientale.
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Ankara, affirme que les opérations iraniennes et turques ne sont pas coordonnés. Cela peut être vrai dans un sens formel. Téhéran ne conteste pas la prétention turque, soit, mais les Israéliens sont beaucoup plus intelligents que ça et savent parfaitement bien ce qui se passe - la Turquie a encore un problème kurde inachevé qui fait partie de ses priorités, d'où les "intérêts de communautés" entre la Syrie, l'Irak et l'Iran .
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Évidemment, Israël a conclu, que l'axe syro iranien est intact malgré l'immense pression de l'Arabie saoudite sur Assad à rompre avec Téhéran.
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Le régime syrien de Bachar, n'est pas près de s'effondrer malgré la pression concertée de la Turquie, l'Arabie saoudite, la France et les États-Unis, et, du Qatar, qui, entre tous les États arabes du golfe Persique est la plus rapide dans le raisonnement, prévoit qu'un printemps arabe en Syrie va être une décision difficile, bien plus sévères qu'avec la Libye.
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Tout compte fait, le spectre qui hante Israël est que si la tourmente s'apaise en Syrie, l'attention de la communauté internationale va inévitablement revenir à la question de la "Palestine". Abbas réitère son intention de demander la reconnaissance de l'ONU pour la "Palestine" à la session prochaine de l'assemblée générale à New York en Septembre.
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La rentrée prochaine risque d'être on ne peut plus compliquée.
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http://israelmatzav.blogspot.com 

 

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