EUROPE

Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 07:00

 

Cette vidéo explique le contexte de l'opération Plomb durci,


en particulier les tactiques terroristes du Hamas . Il montre comment le Hamas organise la contrebande en matière d'armement, afin de s'armer et la façon dont il emploie les populations civiles et Infrastructure, afin de mener des attaques terroristes contre Israël. L'utilisation par le Hamas de boucliers humains pendant l'opération Plomb durci a causé de nombreuses victimes civiles.


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Par David - Publié dans : EUROPE - Communauté : Horizon 56
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 14:06

 

Clash Sarkozy/ Cameron lors du sommet Européen sur l’euro

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« y’en a marre de vous entendre nous dire ce qu’il faut faire », a lancé aujourd’hui Nicolas Sarkozy à David Cameron, lors d’un échange houleux qui a duré plus de deux heures, aujourd'hui dimanche 23 octobre, à l’issue du sommet européen.
 
Les dirigeants des vingt sept pays européens sont réunis à Bruxelles afin de tenter de régler le problème des dix sept pays de l’Eurozone, et Sarkozy s’est bagarré pour tenter d’exclure Cameron de la discussion, et tenter de finaliser une injection de cent milliards d’euros dans les banques.
 
« On est fatigué de vos critiques, et de vous entendre nous dire quoi faire. Vous dites que vous détestez l’Euro, vous n’avez pas voulu l’adopter, et maintenant vous vous mêlez de nos réunions », a lancé Sarkozy à Cameron, rapportent plusieurs diplomates.
 
Sarkozy à Cameron : « Vous avez raté une bonne occasion de la fermer »
 
C’est peut être ainsi que pourrait sauter l’Europe, dans un clash entre hommes. D'ailleurs les Anglais réclament à leur gouvernement un référendum sur l’Europe.
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À propos de Jean-Patrick Grumberg

Jean Patrick Grumberg, journaliste, éditeur du site Drzz.fr et Drzz.info, photographe de rue, membre du conseil d'administration de la Chambre de Commerce et d'Industrie Israël France et ancien lobbyiste. A vécu à Paris, Los Angeles et s'est établi entre Israël et la Californie. Fondateur en 1976 d'Hifissimo, site pionnier de vente qu'il a revendu en 2007. Président de l'association "Laissez Nous Travailler".

Par David - Publié dans : EUROPE - Communauté : FAILURES AND LOSERS NEWS
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 10:39

 

L’Europe s’approche de la phase du cauchemar – par Guy Millière

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Ces jours derniers ont vu se dérouler en Europe un véritable festival de mensonges et de discours délirants.
 
Jose Manuel Barroso, pour renflouer les caisses plus que vides de l’Union, a émis l’idée géniale d’une taxe Tobin à l’échelle européen, venant peser sur toutes les transactions financières effectuées en Europe, et il a même indiqué le montant des recettes qu’il espérait : ce cher Jose Manuel ne sait donc pas que la terre est ronde, que les transactions financières sont dématérialisées, et qu’il n’y a rien de plus simple, si on se trouve dans une zone surtaxée, que de se déplacer vers une zone moins taxée. Jose Manuel ferait le bonheur de Wall Street ou de Hong Kong, mais resterait sans un sou en poche. 
 
La City de Londres représentant près des trois quarts des transactions financières effectuées en Europe, on comprend que le Royaume-Uni ait demandé d’être exempté, menacé de mettre son veto, et envisagé de rompre ses engagements européens dans le cas contraire. Si le Royaume-Uni était exempté, ce serait très positif pour le Royaume-Uni, qui passerait des trois-quarts à cent pour cent, mais Jose Manuel n’aurait pas un penny. Si le Royaume-Uni était conduit à rompre ses engagements européens, Jose Manuel n’aurait pas un penny, et aurait, de surcroît, provoqué une crise européenne supplémentaire.
 
Au même moment, Angela Merkel a demandé au Parlement allemand de voter la contribution du pays au Fonds Européen de Stabilité Financière aux fins de « reconstruire la confiance » en l’économie grecque : elle a sans doute ainsi commis un suicide politique, puisqu’il est clair, sondage après sondage et élection après élection, que la population allemande ne veut plus payer le moindre mark pour la Grèce, ou pour quelque autre pays que ce soit. 
 
Quant à la confiance à reconstruire : on peut se demander si Angela Merkel lit les journaux et, en particulier, la presse financière. Pas un seul analyste financier ne pense que la Grèce peut se trouver sauvée par un montage financier quel qu’il soit. Tous les analystes financiers pensent que l’argent donné à la Grèce pourrait tout aussi bien être brûlé ou jeté dans un puits sans fonds. Angela Merkel ne reconstruit aucune confiance, elle gaspille de l’argent pour colmater des brèches en un moment où les brèches deviennent des gouffres.
 
Nicolas Sarkozy lui, a dit que les banques françaises allaient bien, très bien : je pense qu’il sait ce qu’il en est, puisque les banques françaises détiennent un très large part de la dette grecque que nul ne remboursera jamais, mais qu’il sait faire le comédien parfois, ce qui sert en ce genre de circonstances.
 
Dans un article récent, Christopher Booker, auteur de l’un des livres les plus remarquables sur la construction européenne, qu’il a toujours considérée comme un délire technocratique et constructiviste (The Great Deception*), disait que les constructions de ce genre passaient par une série de phase : la première est celle de l’anticipation, on imagine la beauté grandiose de ce qu’on va faire, la deuxième est celle du rêve, on met en place les échafaudages et on se dit que c’et très beau et que tout va bien, les projets d’avenir sont grandioses et le futur est radieux. La troisième phase est celle de la frustration : tout se détraque et commence à dysfonctionner, mais comme on est sûr d’avoir appliqué les bonnes méthodes et qu’on veut que le rêve fonctionne, on rajoute des doses de dysfonctionnement au dysfonctionnement, dans l’espoir vain que tout puisse rentrer dans l’ordre. Vient ensuite la phase du cauchemar : l’édifice s’effondre, le rêve se brise, le désastre, la panique, et les décombres jonchent le sol. 
 
L’Europe en est encore au stade de la frustration, mais il est clair que le cauchemar s’approche à grands pas. 
 
La Grèce n’a devant elle que de mauvaises solutions : ou rester dans l’euro et rester ainsi dans une récession permanente, ou sortir de l’euro, et faire défaut, et avoir d’un seul coup une baisse de niveau de vie de cinquante à soixante pour cent. 
 
Seule l’Allemagne peut encore payer, mais les Allemands ont leurs propres inquiétudes, liées au vieillissement accéléré de leur population : Angela Merkel a payé contre la volonté de son peuple. Elle ne pourra pas recommencer très souvent avant d’être renvoyée chez elle. Les eurobonds qui mutualiseraient les dettes ne seront pas acceptables pour l’Allemagne et ne seront donc pas acceptés.
 
Un gouvernement de l’Europe dirigé strictement par l’Allemagne ne serait pas du goût de tout le monde, et n’empêcherait pas la nécessité de colmater d’autres brèches très coûteuses et très vite : Espagne, Italie, Belgique. Cela retarderait l’irruption du cauchemar. Cela ne ferait que la retarder. Cela n’empêcherait pas le cauchemar de survenir. Le cauchemar est pour demain. Quand survient demain ? C’est une excellente question. Je dirais : dans quelques mois si tout va bien. Plus vite si tout va mal. 
 
En quoi consistera le cauchemar ? 
 
En une avancée à marche forcée vers un gouvernement centralisé de la zone Euro, et ce ne sera là que le début du cauchemar, car mettre un capitaine aux commandes du Titanic n’empêchera pas longtemps l’avarie fatale. 
 
En une monétisation de la dette par la Banque Centrale Européenne, peut-être, mais l’Allemagne fera tout pour s’y opposer (la monétisation de la dette en réalité, a déjà commencé, largement). Ce ne sera là encore que le début du cauchemar. 
 
En une restructuration de l’euro avec changements de parités ? J’en doute : ce serait humiliant que la France dévalue de trente pour cent par rapport à l’Allemagne, la Grèce de soixante pour cent ou plus, l’Espagne de cinquante pour cent, l’Italie de quarante pour cent. 
 
Le cauchemar sera la décomposition de l’Europe, l’effondrement final. Vladimir Boukovski a expliqué que la construction de l’Europe avait une dimension soviétique, la fin sera digne de la fin de l’Union Soviétique.
 
Une dimension amusante pour finir : les Européens voulaient Obama. Ils l’ont eu. 
 
La récession dans laquelle Obama a maintenu les Etats-Unis depuis trente deux mois a contribué à accélérer le passage de l’Europe à la phase du cauchemar. 
 
Obama, qui cherche des prétextes pour dissimuler la dimension désastreuse de son bilan, va bientôt pouvoir en ajouter un : après avoir dit, c’est la faute à George Bush, c’est la faute au tsunami, c’est la faute à pas de chance, c’est la faute au printemps arabe et c’est la faute à Israël, il va bientôt pouvoir dire c’est la faute à l’effondrement de l’Europe. 
 
L’Europe pouvait bien rendre ce petit service à un Président américain en perdition qu’elle a tellement aimé. Parce que, tout de même, voir l’Europe s’écrouler au moment de sa campagne pour 2012, ce n’est pas seyant. Obama a envoyé Timothy Geithner faire des propositions d’hyper-inflation, histoire de retarder l’explosion : les Allemands ont renvoyé Geithner vers l’expéditeur par le premier avion, après lui avoir tatoué Nein sur le front.
 
Une autre dimension amusante, qui montre que nous allons vers un cauchemar aux allures de trou noir. Tout ce qui se passe serait, dit-on de ce côté de l’Atlantique, la faute des financiers et des spéculateurs. 
 
Ceux qui ont empoisonné le système financier planétaire, accusent ceux qu’ils ont empoisonnés, d’être les empoisonneurs ! L’euro, en s’effondrant et en faisant exploser l’Europe, pourrait mener le système financier mondial lui-même vers l’explosion. Et si c’est le cas, il faudra surtout interdire à quiconque d’exercer le métier de financier et, pour les explications, demander à des gens très compétents : Jose Manuel Barroso sera sans doute disponible pour cela. Obama aussi. Sarkozy y pensera en se rasant le matin. Olivier Besancenot a disparu des écrans radars : lui aussi se prépare à remplacer les financiers, sans doute. Par le retour à une économie de troc ?
 
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© Guy Millière pour www.Drzz.fr
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À propos de Guy Millière

Guy Millière, (spécialisation : économie, géopolitique). Titulaire de trois doctorats, il est professeur à l'Université Paris VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit, Economie de la communication et Maître de conférences à Sciences Po, ainsi que professeur invité aux Etats-Unis. Il collabore à de nombreux think tanks aux Etats-Unis et en France. Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, Conférencier pour la Banque de France. Ancien visiting Professor à la California State University, Long Beach.Traducteur et adaptateur en langue française pour le site DanielPipes.org. Editorialiste à la Metula News Agency, Israël Magazine, Frontpage Magazine, upjf.org. Membre du comité de rédaction d’Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman. Rédacteur en chef de la revue Liberalia de 1989 à 1992Il a participé aux travaux de l'American Entreprise Institute et de l'Hoover Institution. Il a été conférencier pour la Banque de France, Il a participé à l'édition d'ouvrages libéraux contemporains comme La constitution de la liberté de Friedrich Hayek en 1994 dans la collection Liberalia, puis dans la collection « Au service de la liberté » qu'il a créée aux éditions Cheminements en 2007. Il a également été rédacteur en chef de la revue éponyme Liberalia de 1989 à 1992. Il a été vice-président de l'Institut de l'Europe libre ainsi que Président et membre du conseil scientifique de l'Institut Turgot. Il fait partie du comité directeur de l'Alliance France-Israël présidée par Gilles-William Goldnadel. Il est l'auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages.

Par David - Publié dans : EUROPE - Communauté : Horizon 56
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 15:04

 

L’Espagne après 7 ans de malheur socialiste – Jean-Patrick Grumberg

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Jeunes Espagnols, indignés par le fléau socialiste

Les Espagnols tiennent les socialistes pour les seuls et uniques responsables de la déconfiture économique, du chômage à 21%, affolant, et de l’explosion de la bulle immobilière de 2008, qu’ils subissent de plein fouet.
 
Aussi, Fiona Ortiz (Reuters) indique que « Le leader de la droite espagnole Mariano Rajoy (PP, Parti Populaire) a de bonnes raisons de penser qu'il remportera haut la main les législatives du 20 novembre ». 
 
Surtout, « Les électeurs sont si désireux de congédier le gouvernement socialiste sortant qu'ils feront confiance à Mariano Rajoy sans connaître dans le détail ce qui risque fort d'être des mesures d'austérité douloureuses, estiment les politologues. »
 
Selon les sondages, Rajoy, qui devrait, sauf surprise, devenir le « président du gouvernement » comme aiment les Espagnols à nommer leur premier ministre, disposera d’une marge de manœuvre importante, et la majorité absolue au parlement, sur les 17 régions autonomes du pays, et des milliers de municipalités.
 
Avare sur les réformes qu’il envisage de mettre en œuvre et ainsi éviter d’effrayer les électeurs, les espagnols s’attendent cependant, explique Fiona Ortiz dans Challenge, « à des coupes claires dans les dépenses publiques, qui n'épargneront pas des secteurs jusque-là réputés intouchables comme la santé et l'éducation, estiment les analystes politiques. »
 
Fiona Ortiz : « Mariano Rajoy prévoit en outre d'engager des réformes économiques en profondeur, en assouplissant par exemple les conditions d'embauche et de licenciement. » 
 
Fiona Ortiz : « Les conseillers du leader du PP estiment que l'austérité stimulera l'économie au lieu de la contracter, car cela rétablira la crédibilité des finances publiques, ce qui facilitera les prêts bancaires, estime José Ignacio Torreblanca, du Conseil européen des relations extérieures, à Madrid. »
 
Le plan de sauvetage du PP, le parti de Rajoy, repose sur des réformes d’inspiration libérale, la seule formule économique qui permette de sortir d’une crise, comme par exemple la réduction des impôts pour les PME, la réduction des dépenses de l’Etat, et la réforme de la sécurité sociale.
 
Les espagnols, après sept ans de malheur socialiste, semblent avoir compris la leçon. Ils ne veulent plus entendre parler de cette plaie socialiste qui aime tellement les pauvres qu’ils les multiplient. Après sept ans de malheur socialiste, ils vont retrouver un peu de bon sens économique.
 
Les français, qui de l’extrême droite à l’UMP en passant par le centre (et je ne parle même pas de ces abrutis économiques à gauche), se méfient du libéralisme comme d’une maladie vénérienne, et l’affublent d’adjectifs aussi stupides que « sauvage » ou « ultra » 
 
Les français donc, ne sont pas prêts à envisager sereinement les solutions qui leur permettront de sortir de la crise, ils n’en sortiront pas, et je ne serais pas étonné si l’on me démontrait qu’ils le savent pertinament. 
 
Beaucoup d’ailleurs ne songent qu’à se débarrasser de ce Président qui leur tape sur les nerfs, qui gigote, qui n’a pas été capable de mener la politique de droite pour laquelle il a été élu, et qui est englué dans des affaires de corruption jusqu’aux oreilles (qu’il n’a pas loin du sol)
 
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Par David - Publié dans : EUROPE - Communauté : Horizon 56
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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 09:57

 

PANIQUE DANS LA MAISON EURO – par Guy Millière

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On dit dans la presse anglaise qu’Angela Merkel répète à qui veut l’entendre que l’Europe n’aura pas son Lehman Brothers. Ce qui signifie, bien sûr, qu’une affaire de la puissance et de l’intensité de la faillite de la firme financière Lehman Brothers, le 15 septembre 2008 va bientôt avoir lieu sur le continent européen. 
 
La faillite de Lehman Brothers avait été le résultat d’un bank run (retrait massif d’argent des circuits financiers américains survenu le matin même de la journée fatidique : 550 milliards de dollars en deux heures). Elle avait entraîné l’intervention d’urgence du Secrétaire au Trésor Hank Paulson et la création du Troubled Asset Relief Program (TARP), puis l’élection de Barack Obama. 
 
Pour l’Europe, l’origine devrait être la continuation de la dégringolade du maillon faible de la zone euro : la Grèce. La faillite du pays devait s’opérer, selon les marchés, le 15 octobre, date à laquelle le gouvernement grec doit honorer ses prochaines échéances. Le gouvernement grec n’ayant pas un euro en poche, les marchés n’acceptant de prêter sur deux ans à la Grèce qu’avec un taux d’intérêt oscillant entre 95 et 100%, l’Allemagne refusant de payer une fois de plus, la conclusion était facile à tirer.
 
Il semble qu’Angela Merkel a évité une fois de plus que l’Europe connaisse son affaire Lehman Brothers, mais il est évident que ce n’est là qu’une façon de gagner du temps et de gaspiller de l’argent : les électeurs allemands sont excédés d’avoir sans cesse à renflouer la Grèce à fonds perdus, les Grecs, eux, ne supportent plus les sacrifices qu’on leur demande, et on peut aisément les comprendre, puisque le Produit intérieur brut du pays a diminué de plus de 17% au cours des trois dernières années, puisque le pouvoir d’achat a reculé de beaucoup plus, et puisqu’à force de demander des impôts supplémentaires aux entreprises et aux personnes physiques, la consommation et la production sont presque à l’arrêt complet. 
 
A qui l’Europe peut-elle demander de l’aide si l’Allemagne ne paie plus et si, comme c’est prévisible, le Portugal, l’Espagne et l’Italie suivent la voie de la Grèce ? Pas à la France, bien sûr, très endettée elle-même, et dont les principales banques sont ébranlées par le spectre des défauts de paiement qui s’annoncent et devront être recapitalisées. 
 
Alors ? 
 
Silvio Berlusconi s’est adressé à la Chine, qui veut bien racheter l’Italie, mais pose des conditions très strictes, car les dirigeants chinois ne veulent pas investir à perte. La Chine pourrait-elle envisager de racheter aussi la Grèce, l’Espagne, le Portugal ? Ces pays accepteront-ils les conditions chinoises ? La Chine veut-elle vraiment s’offrir des pays déficients et détraqués, elle qui a déjà de lourds problèmes intérieurs ?
 
Alors, disais-je ? 
 
La rumeur qui circule dans les couloirs de Bruxelles est que la faillite de la Grèce sera consommée bientôt, mais maquillée : on dira qu’on efface quatre-vingt ou cent pour cent de la dette grecque, et les prêteurs devront assumer que l’argent prêté est perdu. Ce qui impliquera des pertes abyssales pour diverses banques et institutions financières. 
 
La rumeur qui circule aussi dans les couloirs de Bruxelles est que l’Europe voudrait, en ce contexte, demander l’aide des Etats-Unis. Les entourages de Merkel et de Niccolas Sarkozy auraient déjà pris contact avec Timothy Geithner, Secrétaire au Trésor d’Obama, et avec Ben Bernanke, qui dirige le Federal Reserve Board pour leur demander mille milliards de dollars sans lesquels le cataclysme européen aurait des ramifications planétaires. La présence de Geithner à Wroclaw, ce vendredi n’était pas du tout un hasard. 
 
Cette demande, dans un contexte où les Etats-Unis sont déjà dans une situation d’endettement très préoccupant, puisque la dette américaine, grâce à Obama, dépasse désormais les quatorze mille milliards de dollars et continue à grandir, peut sembler absolument insensée. 
 
Mais lorsque la panique vient, des réactions insensées peuvent aisément l’accompagner. 
 
Et la panique règne aujourd’hui dans tous les palais gouvernementaux d’Europe. « L’Union Européenne pourrait ne pas survivre », a dit avant-hier Jose Manuel Barroso. Et il n’a pas tort. 
 
Les Etats-Unis ne suffisant pas pour sauver l’euro, on parle d’appels à la Banque du Japon et au gouvernement suisse. Qui d’autre ? Le FMI ? 
 
Cela ne changera pas grand chose : l’euro est une monnaie mise en place artificiellement, et couvre des économies trop différentes pour qu’il n’y ait pas des lézardes, des tensions et des effondrements. Si l’euro survit, les mêmes causes produiront les mêmes effets. 
 
Sur quoi cette situation peut-elle déboucher ? Une confiscation totale de la démocratie et un gouvernement central de technocrates européens ? Nous y sommes presque et ce serait une solution provisoire, un rafistolage. Dans le passé, la panique, les lézardes, les tensions et les effondrements ont provoqué en Europe des fuites en avant qui se sont achevées tragiquement. Le continent européen, qui se vante tant d’avoir inventé la démocratie et les droits de l’homme, a aussi été le continent qui a donné au monde le socialisme et le fascisme, le communisme et le national-socialisme, deux guerres mondiales et la Shoah. 
 
Un chapitre d’un livre que j’ai écrit en anglais pour le faire éditer aux Etats-Unis s’appelle « L’Europe survivra-t-elle en 2084 ? ». J’y dis avoir de sérieux doute et penser que l’Europe sera morte bien avant. On m’accuse parfois de pessimisme. En utilisant le chiffre 2084, pour faire écho au 1984 de George Orwell et à un livre du dissident soviétique Andrei Amalrik, je crois avoir péché par excès d’optimisme. 
 
Un groupe de rock suédois avait connu le succès, en 1986, avec une chanson qui s’appelait The Final Countdown. Le compte à rebours final. C’est une chanson qu’on devrait écouter dans toute l’Europe en ce moment, le nom du groupe est approprié, le titre aussi : le compte à rebours final est enclenché.
 
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